Home » Allopathy » Les “maladies” n’existent pas

Les “maladies” n’existent pas

En ces temps modernes troublés, il est important d’ouvrir des horizons et de considérer tous les points de vue avant de poser un “diagnostic” sur une personne. Nous allons parler ici du point de vue de la médecine ancestrale Ayurvédique et de son approche à la fois corporelle et spirituelle. Nous allons parler non dans un but d’opposition mais afin de comprendre les divergences d’approches pour mieux unifier les médecines, élargir la vision et prendre le meilleur de tout ce qui existe en médecine dans une visée intégrative.

Selon la médecine allopathique, les maladies sont regroupées par leurs symptômes et sous des causes dont la terminologie est issue. Un patient ayant donc les mêmes symptômes dans un ensemble se verra désigné comme ayant “X” maladie(s) et devant suivre “X” protocole.  Ainsi, les patients sont pris en charge en fonction du « groupe » de maladie auquel ils ont été diagnostiqué appartenir, un ou plusieurs. Il y aura donc des personnes atteintes du “Cancer”, de “Lyme”, du “Diabète”, etc.

Non que cette appellation n’ai pas de fondement et ne soit pas éclairante, mais elle est limitée dans sa compréhension et par le traitement ou le protocole proposé consécutivement qui est ainsi la plupart du temps le même pour tous (dosage variant et quelques autres paramètres).

En Ayurvéda, l’approche et sensiblement différente. Chaque patient est traité en fonction de ce qu’il EST et non pas de ce qu’il A.

Cette approche est différente dans le sens individuelle et non systémique. Dans cette vision, les symptômes sont une manifestation, et la manifestation d’une personne à l’autre peut, certes, sembler similaire, cependant la cause ainsi que le traitement/protocole qui en découle est toujours absolument individuel.  Ainsi, deux patients atteint de Cancer, de Lyme ou de Diabète d’un point de vue allopathique, n’auront absolument pas les mêmes traitements et ne seront pas diagnostiqués comme ayant la même maladie.

Le système de diagnostic allopathique a ses lacunes dans une générale incapacité de diagnostiquer les maladies bien avant leurs manifestations, car les outils de “dépistage” actuels ne sont pas autant aboutis pour ce faire. De son côté, l’Ayurvéda utilise la lecture du pouls comme diagnostic, méthode non invasive, permettant de détecter les maladies à leur stade précoce ainsi que leur probables schémas d’évolution, leurs racines et les relations entre les divers symptômes. L’enjeu aujourd’hui est d’aller vers une démarche holistique plus que spécialisée, et de faire cohabiter les deux. Ainsi, des analyses allopathiques seront un outil de plus pouvant affirmer un diagnostic ayurvédique ou suivre son évolution.

Il convient également de parler de la racine spirituelle. Toute maladie ne s’engramme dans le corps que s’il elle a au préalable fait ses racines dans l’âme, dans les autres corps subtils. Il faut donc considérer le corps et l’esprit comme une unité en symbiose pour chaque traitement, et cela, à nouveau, est individuel.

Nous en revenons toujours à nous, aux profondeurs auxquelles nous nous rencontrons, nous nous aimons, nous nous acceptons, nous nous respectons, nous nous écoutons, nous nous faisons confiance.

Le cancer tout comme les maladies dites « épidémiques », ou « chroniques » n’est pas un fléau, c’est le reflet d’une société où les êtres ont oublié profondément leur nature et leurs potentiels, c’est un message comme toute maladie qui amène à une remise en question de nombreux systèmes de pensées tout comme de soins.

Plus on essaiera d’attaquer avec des méthodes autres que l’amour, la compréhension, l’accueil, la compassion, plus on ne tuera que la vie.

La maladie n’est pas quelque chose à combattre c’est quelque chose à inviter, à entendre. Nous sommes dans une société où nous combattons, rejetons, résistons, nous combattons pour presque tout : la beauté, la richesse, la réussite…comme un chien qui se mordrait la queue à la recherche de lui-même, parce que nous croyons devoir combattre quand toute guérison réside dans l’accueil, la compassion, l’écoute et l’entendement. Comprenez bien, nous ne pouvons guérir avec les mêmes méthodes et façon d’agir et de pensées que celles qui ont créé la maladie.

Tant que nous continuerons dans nos luttes intestines manifestées à petite comme grande échelle nous n’irons pas vers cette sérénité et libération qui nous attend et nous est inhérente, intrinsèque.

La maladie n’est ni une fatalité ni une plaie c’est une invitation, c’est à vous de la saisir, de prendre par la main cette expérience et d’aller avec elle où elle veut nous emmener, souvent le chemin semble sombre mais vous êtes la lumière pour éclairer toutes ces noirceurs. Sans condamnation, sans jugement, sans gravité.

Il est important que chaque patient puisque comprendre profondément ce qui l’affecte, car la compréhension personnelle est clef dans tout processus de guérison.

Les médecines ancestrales voient la “maladie” comme un état de déséquilibre corps et esprit ayant un point ou des points névralgiques qu’il convient de mettre au jour et entrainant en conséquence d’autres problèmes dans sa chute.

Pour terminer, en effet, les maladies existent, cependant pas telle que nous les concevons actuellement, actuellement dans une médecine moderne qui spécialise un peu trop, qui limite l’imbrication corps/esprit, et qui est majoritairement généralisante et systémique, avec son lot d’émotions, de connotations et de condamnations. De plus, la « maladie » envoie implicitement une notion « d’extérieur », d’apitoiement, nous posant en victime, inférant une notion de gravité en place d’opportunité et de responsabilité. Nous voyons ainsi le médecin comme un Sauveur, laissant entre ses mains la responsabilité de notre santé alors que, je cite, « guérir de la maladie c’est aussi guérir du médecin. », il n’est ici nul question de s’infantiliser. Il faut aussi comprendre que la Vie n’est pas un laboratoire injuste, hasardeux. Tout est de raison d’etre et divinement orchestré.

Et comme il existe autant de maladies donc que de personnes, car chaque déséquilibre est profondément unique, nous pourrions même conclure que soit nous nous disons tous malades, soit nous nous disons tous sur le chemin de l’expérience et de la libération.

Dr. Manan Soni & Emmanuelle Soni-Dessaigne

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *